Mais t’étais rouge en dedans

Par défaut

Tu te croyais insignifiante et laide, tu marchais le long des murs dans tes vêtements trop larges. Fallait pas qu’on te remarque, surtout les hommes, fallait pas qu’ils te remarquent les autres hommes, fallait pas qu’ils devinent que t’étais une proie. Et que t’étais chasse gardée.

Tu sursautais à chaque fois qu’une porte claquait, tu disais tout comme lui et tu ne regardais que lui. Tu faisais semblant aussi, tellement bien semblant. On aurait cru que t’étais heureuse, presque.

Mais t’étais rouge en dedans, t’avais la chair à vif, à l’intérieur.

Le reste, c’était maquillages.

Pourquoi l’imparfait ?

Parce que ça se répétait, parce que ça se répétait, parce que ça se répétait…

Advertisements

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s