Tu disais chez nous

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Nous vivions aux lagunes des langues oubliées, le sel blanchissait nos cheveux quand le marin, dedans la cale du navire échoué, soufflait, de son chant qui disait les soleils à venir, souviens-toi, sous les feuilles des pluies nous buvions à même eau les murmures des vieux murs… et ta main et la mienne et ma main et la tienne…

Souviens-toi nos silences, à déchirer la nuit sous l’étoile d’araignée, souviens-toi, le chat grain du matin souviens-toi, les raseurs de bitume se levaient dès l’aurore souviens-toi,  nos alliances d’écume nos baisers vers de lune, de l’empreinte éphémère de nos pieds sur la vague souviens-toi… et  ton cœur qui battait le rappel de mon cœur…

Souviens-toi nous courions, à l’envers de leurs rondes et personne jamais, ne nous retrouverait, souviens-toi, nous dansions aux rythmes des  marées nous dansions, nous comptions les étages de douceur de ta peau à ma peau, de ma peau souviens-toi, souviens-toi tu disais, chez nous tu disais, chez nous…

Pourquoi l’imparfait…

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