Ils vivaient

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En elle, petits morceaux de vie, saillante, en elle ils vivaient, les uns après les autres. Ils allaient libres, petits battements de cœur entendus et silhouettes si humaines aperçues à l’écran, l’espace d’un instant où elle s’était dit, je suis mère. Elle aurait voulu les garder toujours en elle, elle avait dû accepter qu’ils s’en aillent, les uns après les autres. Il y avait ceux qui avaient quitté son ventre rond pour déchirer la lumière de leurs cris nouveaux. Il y avait ceux qui étaient retournés à l’obscurité. Vu, elle avait vu les corps miniatures, la tête immense, les yeux sans fond, elle les avait tenus dans ses mains ensanglantées aussi. En elle, petits morceaux de vie, saillante, en elle ils vivaient… Mais on ne peut pas remettre ses enfants dans son ventre.

Pourquoi l’imparfait ?

Parce que ça n’est plus.

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